EDITO DE JUIN

Depuis trop longtemps, les gouvernants successifs en France ont favorisé des mesures et logiques financières au détriment des aspects humains qui génèrent pour la plupart des pays d’Europe des difficultés économiques et sociales majeures et par conséquent, affectent les salarié(e)s.

FO ne cesse de dénoncer de telles orientations qui mettent en concurrence directe les entreprises françaises avec celles de pays aux droits sociaux ridiculement bas ou inexistants et pénalisent le marché français, donc l’emploi en France.
De tels choix, en privilégiant l’exploitation des salariés de ces pays là, enrichissant du même coup les grands groupes financiers, conduisent à une remise en cause insupportable des droits sociaux en France.

Pour FO ce n’est pas acceptable, car outre le fait d’aggraver la crise en général, l’austérité se place en prétexte à des chantiers qui remettent en cause les droits, l’égalité et, au final, la République elle-même dans son essence et ses fondamentaux.

La désindustrialisation, la dégradation forte des conditions de travail dans tous les secteurs, le service public qui est l’objet de marchandisation et d’atteintes en tous genres, la décentralisation acte III ou encore l’augmentation du chômage font l’actualité relative au monde du travail…

FORCE OUVRIERE analyse cette option comme l’aveu d’une faiblesse persistante du pouvoir d’achat qui ne permet plus d’assurer une bonne tenue des dépenses de consommation, confirmant du même coup la légitimité des revendications salariales portées partout par les syndicats FO.

Seule une réorientation de la politique économique dans le sens de l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat et donc de la consommation, de la relance par l’investissement et l’action publique et d’une autre répartition des richesses produites permettra d’enrayer la dégradation continue de la situation économique et sociale.

Notre département n’est pas épargné sur le plan de l’activité économique et le chômage touche des salarié(e)s de tous les secteurs.

Dans le cadre de la décentralisation et des volontés de certains « crocodiles du pouvoir », le Sénat a donné mardi son feu vert à la création au 1er janvier 2015 de la métropole de Lyon, première métropole française à compétences étendues, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi de décentralisation.

Reprenant un article récent « La métropole lyonnaise résultera de la fusion de la communauté urbaine de Lyon (le Grand Lyon) et de la portion du département du Rhône situé sur le périmètre urbain. Elle sera dotée de compétences très étendues reprenant celles du département, principalement l’action sociale, mais aussi les compétences d’une intercommunalité, certaines compétences régionales, avec les financements afférents. Les questions financières (transferts, dotations…) n’ont pas été jugées suffisamment abouties et les sénateurs, avec le gouvernement, ont décidé de mettre en place un groupe de travail pluraliste sur cette question pour affiner les propositions avant la fin de la navette parlementaire. »

FO a été la première Organisation qui a identifié les risques qui pèsent sur l’emploi et les conditions de travail des salariés, sur le fait que cette création de « super-structure » créerait de facto des inégalités conséquentes ou encore que, même si des économies d’échelle étaient réalisées, celles-ci n’impacteraient pas les charges fiscales ou autres sur les citoyens.

Les syndicats FO interviennent régulièrement lors de participations à des présentations du projet, dans les établissements concernés en pointant régulièrement les dangers de ces desseins, ce qui conduit à demander le retrait d’un tel projet.

FO, LE syndicat libre et indépendant.

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